Polynésien

Polynésien
Pour finir, les femmes elles aussi étaient tatouées, cela dit leurs attraits étaient très différents de ceux des hommes. En effet, considérés comme des parures, leurs tatouages étaient beaucoup plus soignés que les masculins et également beaucoup moins nombreux.
Mais avec l'arrivée de nombreux occidentaux, et l'importation de leur religion ces tatouages ont peu à peu perdu de leur importance jusqu'à disparaître de la majorité des îles. Ce n'est qu'en 1982 pendant un concours de tatoueurs samoans que l'on assiste à la renaissance de ce tatouage.
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# Posté le vendredi 14 avril 2006 05:29
Modifié le dimanche 22 juillet 2007 12:11

Le tatouage maori

Le tatouage maori
(le moko) : comme pour les polynésiens, les maoris (peuple de Nouvelle-Zélande) considéraient le visage comme la partie la plus sacré du corps mais à la différence, ces derniers tatouaient principalement cette partie du corps. Aussi l'importance des tatouages portés sur le visage reflétait la classe sociale du porteur ; un homme sans aucune modification était considéré comme une personne sans aucun statue social et il lui était par exemple impossible de se marier. Ces décorations étaient acquises très tôt, au début de la puberté et étaient souvent accompagnées de toutes sortes de cérémonies et rites spirituels. Pourtant les techniques utilisées et les moyens d'hygiène rendaient la guérison très pénible. En effet, plusieurs semaines après le tatouage, le visage était enflé et il était quasiment impossible de se nourrir normalement.
Bien que le visage fût la zone de prédilection de ce peuple, on retrouvait également quelques tatouages en spirale allant des fesses jusqu'aux genoux. Ces derniers étaient portés par les guerriers de quelques rares tribus comme ceux du Nord d'Auckland.
Les femmes quand à elles teintaient leurs lèvres d'un bleu foncé et tatouaient quelques fois leur mentons, joues et/ou front de quelques lignes fines, ces dernières ayant principalement un but esthétique.
# Posté le vendredi 14 avril 2006 05:31
Modifié le lundi 23 juillet 2007 08:39

Le tatouage japonais

Irezumi et Hirimono sont les deux termes japonais designants l'art du tatouage. Ce dernier est d'ailleurs très ancien dans ce pays; les premières traces de tatouages retrouvées datent de 5000 ans avant J.C. et étaient situés sur le visage de figurines en terre cuite qui accompagnaient les morts dans leurs dernières demeures ; on accordait à ces symboles à la fois une signification religieuse et magique. A partir du VIème siècle les mikados (empereur japonais) transformèrent le tatouage en punition judiciaire égale à l'amputation d'une oreille, du nez ou d'une main voir parfois à la peine de mort et était destiné aux grands criminels. Il avait pour but de le marquer à vie en le privant de vie sociale et en renseignant sur la nature de ses crimes par une grande quantité de motifs variant selon la région et la gravité de ses actes.
Au XVIIième siècle, une nouvelle facette du tatouage voit le jour à travers un aspect esthétique. En effet de nombreuses prostitués se décoraient les bras, les jambes et parfois le visage pour séduire et donner plus d'attrait à leur corps pour plaire aux clients. Malheureusement, l'association des aspects criminels et érotiques est en grande partie la cause de la marginalisation du tatouage au pays du soleil levant.
De nos jours, les tatoués sont encore considérés comme des yakuzas : pour cause, les membres de cette mafia japonaise ont pour obligation d'être tatoué (cette tradition remonte au XIXeme siècle ou des gangs de hors la loi tatoués se sont regroupés formant ainsi la racine de toute la mafia japonaise).
Le tatouage japonais
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# Posté le vendredi 14 avril 2006 05:38
Modifié le lundi 23 juillet 2007 08:39

Tatouage japonais (suite)

Tatouage japonais (suite)
Pour passer inaperçu, les japonais ont ainsi appris à dissimuler leur tatouage par deux moyens :
Le premier est le plus répandu, il consiste à se faire tatouer toutes les parties du corps dissimulées par les vêtements, créant ainsi une véritable tunique fusionnelle.
Le second moyen est l'invention du tatouage négatif. Cette pratique très peu connue consiste à élaborer un tatouage à base de poudre de riz ; créant ainsi un motif invisible en temps normal mais qui se profile que si le corps est soumis à certaines conditions (prise d'alcool, excitation, bain de vapeurs ...)
Le tatouage nippon est pour ses porteurs, une marque d'appartenance à un groupe ou une marque de virilité pratiquée encore essentiellement dans les basses classes sociales et majoritairement par des délinquants ou des criminels, bien que les jeunes générations sous l'influence occidentale le considère de plus en plus comme un art à part entière
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# Posté le vendredi 14 avril 2006 05:40
Modifié le lundi 23 juillet 2007 08:39

Et en Chine ?

Et en Chine ?
Bien que dans notre civilisation occidentale les tatouages avec des motifs chinois soient très populaires, il est dans ce pays encore très mal vu. En effet l'idée d'infliger un tatouage à un criminel plutôt que de lui faire subir une castration ou une amputation venait de ce pays avant d'être repris par les Japonais. Il avait pour but d'infliger une honte et un isolement à vie à son porteur.
Au XIIIème siècle, Marco Polo à rapporter également que dans le Yunnan (Chine du Sud) des hommes portaient de grandes bandes de couleurs sur les membres ; ces dernières étaient une marque d'élégance et montraient que le porteur appartenait à une classe sociale élevé.
De nos jours, le tatouage chinois est encore mal étudié et n'est toléré que à Hong-Kong, principal port d'attache avec l'extérieur où de nombreux marins anglais venaient se faire tatouer.
# Posté le vendredi 14 avril 2006 05:45
Modifié le lundi 23 juillet 2007 08:39